Etude de la théorie du complot lunaire

Les rumeurs sur le programme Apollo sont une théorie du complot selon laquelle les vaisseaux du programme Apollo ne se seraient jamais posés sur la Lune et qu'il s'agirait en fait d'une mise en scène réalisée sur Terre. Ces théories, peu diffusées et ne concernant que des populations marginales à l'époque du débarquement sur la Lune, ont pris de l'ampleur dans les années 1970 lorsqu'un climat de défiance vis-à-vis des institutions s'installe chez beaucoup d'Américains dans le sillage du scandale du Watergate et de la guerre du Viêt Nam. Ces rumeurs s'appuient sur des arguments: c'est donc sur ces dernières que nous baserons cette étude.

 

Arguments et contre-arguments :

Quand les astronautes posent le drapeau des États-Unis sur la Lune, celui-ci « flotte » au vent, alors qu'il n'y a pas d'atmosphère sur la Lune. De plus, le drapeau n'a aucune ombre.

Le drapeau ne flotte pas, il donne l'air de flotter en raison de son aspect plissé. Il est en fait fabriqué dans une toile renforcée de fil de fer rigide imitant l'aspect fripé d'un drapé battant dans le vent et soutenu par une potence pour le faire tenir droit (la partie horizontale de la potence est d'ailleurs parfaitement visible sur les photos). Il est en réalité parfaitement statique comme en attestent les clichés pris à différents instants. Les mouvements perçus sur la vidéo sont dus aux mouvements des astronautes eux-mêmes pour enfoncer le drapeau dans le sol. L'absence d'atmosphère sur la Lune fait qu'aucune résistance n'est appliquée sur l'inertie des mouvements du drapeau, rendant exagéré chacun de ses mouvements pouvant laisser croire que le drapeau « flotte au vent » lorsque celui-ci est manipulé. Les tenants de la théorie du complot se contredisent sur le fait qu'ils disent que les images ont été tournées sur un plateau de tournage, non en plein air. Quand personne ne touche le drapeau, il reste immobile.

Les appareils photo emportés par les astronautes comportaient un système de marquage sous forme de petites croix ; or, sur certaines photos, ces croix seraient «cachées» par les éléments d'avant-plan ce qui tend à prouver que ces éléments ont été ajoutés ultérieurement à la prise de la photo par le biais d'un photomontage.

Les croix ne seraient pas masquées par les éléments du décor mais simplement « brûlées » par les éléments d'image de couleur blanche. Les zones blanches de la pellicule sont celles éclairées par la lumière, qui aurait tendance à se diffuser dans la couche sensible du film, provoquant cet effet de débordement du blanc.

Sur la Lune, en l'absence d'atmosphère pour diffuser la lumière solaire, la seule source de lumière est le Soleil. Or un certain nombre de photos montrent des objets dans l'ombre qui sont visibles comme s'il y avait une ou plusieurs autres sources importantes de lumière.

Il existe des sources de lumière secondaires, comme les réflexions sur le sol ou sur la combinaison spatiale de l'astronaute qui prend la photographie. La luminescence du sol lunaire est d'environ 1 000 000 lx, ce qui est bien plus que nécessaire pour déboucher n'importe quelle ombre.

Sur certaines photos, des astronautes sont dans l'ombre du module lunaire, et pourtant, ils sont toujours visibles, or, ils devraient être drapés d'obscurité. De plus, à contre-jour, le contour des silhouettes devraient être imprécis, et pourtant, tous les détails sont visibles.

La surface de la Lune et les parties métalliques et blanches du module lui-même et des combinaisons portées par les astronautes font effet de réflecteurs, les ombres sont «débouchées».

Plusieurs photos montrent des ombres portées dans des directions différentes, alors que la lumière solaire venant de suffisamment loin, toutes les ombres devraient être parallèles.

Ce ne seraient pas les ombres qui ne seraient pas parallèles, mais le relief du sol qui en donnerait l'illusion. De plus, si une seconde source de lumière était présente, les ombres seraient dédoublées, ce qui n'est pas le cas sur la photo.

Les appareils photo étaient difficiles à manipuler dans le contexte lunaire et en combinaison spatiale, il est donc difficile de comprendre comment autant de photos de bonne qualité ont pu être prises.

Au total, les astronautes des missions Apollo ont pris 18 663 photos manuellement (1 470 lors de la mission Apollo 11 dont 339 sur le sol lunaire), on peut comprendre que certaines aient été réussies. Les optiques utilisées étaient des grand-angulaire, et le format du 6 x 6 cm, ce qui permettait une grande profondeur de champ et une marge pour éventuellement « recadrer » les images avant leur diffusion. De nombreuses images peuvent paraître « quelconques » ou même « ratées », elles sont toutes consultables sur le site du Lunar and Planetary Institute. Seules les plus spectaculaires ou les plus belles ont été présentées au public par les médias.

Le réacteur du module en se posant aurait dû brûler et chasser la poussière de dessous le LEM, ce qui aurait créé un cratère qui n'est présent sur aucune image.

Le réacteur n'est pas suffisamment puissant pour brûler le sol, et la couche de poussière n'est pas suffisamment profonde au site de pose pour qu'on voie un cratère. Sur les photos des missions suivantes, la couche de poussière était plus importante, et le cratère apparaît.

Les poussières lunaires chassées par le réacteur du LEM auraient dû se redéposer après, or les images montrent les pieds de celui-ci parfaitement propres. Ceci d'autant que les poussières lunaires sont réputées se déposer et s'infiltrer partout, car elles seraient maintenues en suspension au-dessus du sol lunaire à cause de la répulsion électrostatique due à l'accumulation de charges électriques induite par les rayonnements ionisants et particules émis par le Soleil.

Le réacteur est coupé avant d'atteindre le sol pour ne pas renverser le module lunaire (surpression dans la tuyère du réacteur) et en l'absence d'atmosphère la poussière lunaire retombe immédiatement (dans le vide la vitesse de chute d'une poussière est similaire à celle d'un objet dans l'atmosphère terrestre) de sorte que la poussière a eu le temps de retomber avant la fusée, même si sur les photos des missions suivantes, on peut voir le cratère formé par le réacteur.

Dans le décor, on ne discerne aucune étoile.

Le Soleil est une source de lumière intense, les appareils photographiques ont été paramétrés pour l'exposition de jour et quelques étoiles apparaissent dans la grande majorité des photographies et films de ces missions. Les quelques clichés utilisés sont une exception. Personne ne met en doute l'existence de la station spatiale Mir et pourtant, sur la dernière photographie la représentant, on ne voit guère d'étoiles.

Des photos prises à des moments et en des endroits différents présentent un arrière-plan identique. Deux photos présentent le même arrière-plan, mais sur l'une on trouve le module lunaire, pas sur l'autre. D'autres exemples du même type ont été mis en évidence.

Il suffit de se déplacer par rapport au module lunaire pour obtenir une image avec ou sans le LEM dans le cadre, sans altérer l'arrière-plan, qui est éloigné. Sur Terre, chacun peut photographier un paysage lointain depuis plusieurs points différents sans constater de différences sur le plan de la perspective.

Lorsque le module décolle de la Lune, il n'y a pas de traînées de fumée derrière le module.

Même si les dessins « scientifiques » montrés dans le documentaire (qui ne sont en fait que des dessins artistiques) représentent un LEM décollant dans une gerbe de flammes, le véritable LEM décolle en une brève et puissante poussée, suffisante pour échapper à l'attraction lunaire. La flamme en question est légèrement visible sur certaines vidéos et il n'y a pas de fumée de combustion sans atmosphère. De plus, la poussée soulève de la poussière et déchire l'aluminium recouvrant la base du LEM.

 

En conclusion :

Les diverses théories du complot lunaire sont invalidées par un grand nombre de comptes rendus fiables d'observations venant de multiples sources de plusieurs pays. De plus, En juillet 2009 la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) a photographié pour la première fois les sites d'atterrissage, faisant apparaître les objets (étages d'atterrissages des LEM, traces d'activité, équipements ALSEP...) laissés par les différentes missions Apollo sur le sol lunaire. Néanmoins, les partisans des théories du complot avancent que les objets que la NASA montrés comme étant les vestiges des expéditions ne sont que des reliefs comme les autres, la qualité médiocre des images laissant une porte ouverte à l'interprétation. En septembre 2009, en orbite plus basse dite « de cartographie » (50 km), la sonde a produit de nouvelles images plus détaillées qui ne laissent plus de place au doute. Par ces motifs, les théories de complot lunaire sont rejetées.

 

 

Sources:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rumeurs_sur_le_programme_Apollo

http://www.nioutaik.fr/index.php/2007/12/20/467-pourquoi-les-premiers-pas-sur-la-lune-ne-sont-pas-un-fake

http://www.parismatch.com/Actu/International/Apollo-XI-La-theorie-du-complot-140987

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/20/ils-n-ont-jamais-marche-sur-la-lune_1219430_3244.html

http://www.mystere-tv.com/les-preuves-qu-apollo-11-s-est-bien-pose-sur-la-lune-v4418.html

 

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