Etude sur l'existence de l'élément "Ether" (Annexe: Le codec)

En physique, le terme d'éther a recouvert plusieurs notions différentes selon les époques. Les différents éthers considérés par les physiciens sont « des substances subtiles distinctes de la matière et permettant de fournir ou transmettre des effets entre les corps ». Ces effets divers ont été les trajectoires des planètes (pour Descartes), la transmission de la force gravitationnelle (Isaac Newton), le transport de la lumière (depuis Descartes, Robert Hooke, Newton et bien d'autres jusqu'au début du XXe siècle), le transport de la force électrique, magnétique, et ensuite du courant électromagnétique, voire de la création de charge électrique chez certains corps, ainsi que la création d'une force répulsive, autour des corps, contrecarrant la gravitation (pour Pierre-Simon de Laplace expliquant les phénomènes gazeux).

  • I- Du point de vue de la physique
  • a)- L'Ether selon Newton
  • b)- Etude approfondie
  • c)- Des avis contradictoires
  • d)- Le dernier mot
  • II- A l'heure actuelle
  • a)- Argument et contre-argument
  • b)- Dernières découvertes
  • Conclusion
  • Annexe: le codec

 

I- Du point de vue de la physique

a)- L'Ether selon Newton

Isaac Newton élabore sa théorie de la gravitation universelle où la force gravitationnelle se transmet instantanément d'un corps à l'autre, sur des distances quelconques et à travers l'espace, vide ou non. Newton, bien que satisfait de l'efficacité de sa théorie, ne se satisfaisait pas de cette situation où une force se transmet à travers le vide. Dans une lettre de Newton à Richard Bentley en 1692 : « Que la gravité soit innée, inhérente et essentielle à la matière, en sorte qu'un corps puisse agir sur un autre à distance au travers du vide, sans médiation d'autre chose, par quoi et à travers quoi leur action et force puissent être communiquées de l'un à l'autre est pour moi une absurdité dont je crois qu'aucun homme, ayant la faculté de raisonner de façon compétente dans les matières philosophiques, puisse jamais se rendre coupable ». Ainsi, dans le Scholium général du livre III des Principia, conçoit-il une « espèce d'esprit très subtil qui pénètre à travers tous les corps solides », ajoutant que « c'est par la force, et l'action de cet esprit que les particules des corps s'attirent mutuellement » : un éther mécanique, emplissant l'espace et justifiant la transmission de la force gravitationnelle. Cet éther est médiateur de la force gravitationnelle mais n'y est pas soumis, et semble soustrait aux caractéristiques et principes physiques énoncés dans les Principa. Newton soutenait ce point de vue à partir de considérations théologiques, disant que l'espace est le sensorium Dei, sorte d'organe sensoriel de Dieu qui lui permet de transmettre les influences d'un corps à l'autre. Newton considéra un éther répondant aux fortes contraintes du transport de la force gravitationnelle : dispensé d'être soumis aux mêmes principes que la matière ordinaire, il était doué d'un rôle actif assimilé à l'intervention de Dieu sur le monde naturel. Au XVIIIe siècle furent développées des théories de l'éther subtil, rendant compte des phénomènes électriques et magnétiques, de l'optique, mais aussi de la chaleur et la chimie, en prenant souvent comme modèles ceux de Newton et de Boerhaave.

b)- Etude approfondie

A partir de 1830, la théorie d'Augustin Fresnel (physicien français), suivant laquelle la lumière est une ondulation d'un éther, s'impose : pour rendre compte de la polarisation, ce que ne pouvait faire la théorie de Young, il dut considérer l'éther comme solide et élastique. Ce modèle permis de prévoir plusieurs effets inattendus (par exemple la polarisation circulaire, la réfraction conique). L'étude des éthers solides et élastiques, dont les vibrations forment la lumière, sera un thème de recherche jusqu'à la fin du XIXe siècle. Augustin-Louis Cauchy étudiant l'élasticité trouva une expression de la vitesse de propagation des ondes transversales (la lumière étant une onde transversale dans la théorie de Fresnel) et James MacCullagh déduit les lois de l'optique cristalline d'une fonction de Lagrange de l'éther. Le nombre des hypothèses sur l'éther augmente dans l'espoir de trouver un accord entre les propriétés observées de la lumière et celles des ondes supposées se propager à travers un solide élastique. Ce corps élastique avait des propriétés étranges : il doit être d'une rigidité quasi infinie pour transmettre la lumière des lointaines étoiles, tout en offrant une résistance nulle au déplacement des objets matériels (puisque la Terre tourne autour du Soleil sans en être ralentie). George Gabriel Stokes montra qu'il suffisait pour cela que l'éther fût doté d'une faible viscosité pour laisser les corps le traverser lentement, et il retrouva ainsi le coefficient d'entraînement partiel de l'éther par les corps réfringents qu'avait déjà proposé Fresnel pour expliquer l'aberration. En 1851, Hippolyte Fizeau vérifia expérimentalement la valeur de ce coefficient pour de l'eau en mouvement. Hermann Helmholtz et William Thomson, s'inspirant du magnétisme, proposèrent des éthers dotés de mouvements rotatoires. Pour ses travaux unifiant l'électricité et le magnétisme, James Clerk Maxwell s'appuya sur l'idée de champ de force due à Michael Faraday pour éliminer de ces domaines la notion d'action à distance. Le champ ou lignes de force est une sorte de répartition spatiale de l'influence d'un corps, en attente de la présence d'un autre corps à influencer, et se modifiant à vitesse finie ; sans hypothèse matérielle sur l'éther remplissant l'espace géométrique et portant ce champ. Maxwell proposa ensuite un modèle d'éther qu'il voulait compatible avec sa théorie de l'électromagnétisme, notamment les ondes électromagnétiques qu'il avait mis en évidence dans ses équations et qu'il identifiait à la lumière : cet éther était composé de « tourbillons moléculaires entourés de roues libres, dont le mouvement était analogue au courant électrique.

c)- Des avis contradictoires

George Francis Fitzgerald, comparant les éthers de Maxwell et de MacCullagh, en montra les analogies et en affina les propriétés, faisant ainsi de l'éther de Maxwell un concurrent sérieux de l'éther luminifère solide et élastique. Les expériences d’Heinrich Hertz confirmaient que les ondes électromagnétiques de Maxwell sont semblables en bien des points aux ondes lumineuses, et par conséquent consolidaient la confiance envers l'éther de Maxwell, mais celui-ci ne fut jamais assez performant pour tenir compte de toutes les propriétés de l'optique et de l'électromagnétisme, « malgré les efforts considérables des savants ». En 1887, le résultat de l'expérience de Michelson-Morley, sur l'optique des corps en mouvement, contredisait les prévisions de toutes les théories de l'éther. Antoon Lorentz et Joseph Larmor, chacun à sa manière, tentèrent de concevoir des théories plus abstraites de l'éther pour tenir compte de ces résultats. Au début du XXe siècle, les avis des physiciens étaient partagés, certains mettant en doute l'existence de l'éther, les autres — beaucoup plus nombreux — étant sûrs de sa réalité. En 1905, Albert Einstein proposa sa théorie de la relativité restreinte d'où l'éther est absent et où la vitesse de la lumière est la même pour tout référentiel inertiel, déclarant qu'il n'y avait nul besoin en physique de la notion d'éther. Einstein finit par nier l’existence de l’Ether.

d)- Le dernier mot:

La position se modifie à partir de 1916, sous l'influence conjuguée d'une correspondance avec Lorentz, et de polémiques avec le physicien allemand Philipp Lenard. En juin 1916, Lorentz envoie une longue lettre à Einstein dans laquelle il le félicite pour la découverte de la théorie de la relativité générale, pour laquelle il montre un grand enthousiasme, et tente de lui montrer que cette théorie peut être réconciliée avec le concept d'éther stationnaire. Hermann Weyl résumera en 1922 la différence fondamentale entre le "nouvel éther" d'Einstein et l'éther défendu par Lenard, et en quoi l'"éther" de la relativité générale n'est pas l'éther de Lorentz : «Le vieil éther de la théorie de la lumière était un medium substantiel, un continuum tridimensionnel, dont chaque point P à tout moment t est à un endroit défini p de l'espace; le fait de pouvoir distinguer et suivre l'évolution dans l'espace d'un certain point de l'éther en fonction du temps est un point fondamental », «cet éther est rigide maintenant et à jamais et n'est pas influencé par la matière ». L'éther de la relativité générale est un médium, mais non-substantiel et ne comportant pas de "points" dont on peut suivre le mouvement dans l'espace. Il dote l'espace d'un "champ d'états", possédant une réalité physique, interagissant avec la matière et étant influencée par elle. Einstein finit par penser que l'idée d'un éther peut revenir afin d'attribuer des propriétés physiques (autres que mécaniques ou cinématiques) à l'espace, et que l'espace - même dépourvu de matière - ne peut être considéré comme réellement vide. Citant l'exemple du principe de Mach, qui attribue les forces d'inerties comme la force centrifuge aux masses distantes, il énonce le besoin d'un medium pour transmettre l'interaction gravitationnelle de ces masses distantes, tout en soulignant une différence essentielle de ce medium avec tous les éthers imaginés jusqu'alors. Il donne un discours à l’université de Leyde le 17 octobre 1920, ou il conclue son exposé sur l'éther par le résumé suivant : «Nous pouvons résumer comme suit : selon la théorie de la relativité générale, l'espace est pourvu de propriétés physiques, et dans ce sens, par conséquent, il existe un éther. Selon la théorie de la relativité générale, un espace sans éther est impensable, car dans un tel espace non seulement il n'y aurait pas de propagation de la lumière, mais aussi aucune possibilité d'existence pour un espace et un temps standard (mesuré par des règles et des horloges), ni par conséquent pour les intervalles d'espace-temps dans le sens physique du terme. Cependant, cet éther ne peut pas être conçu comme pourvu des qualités des media pondérables et comme constitué de parties ayant une trajectoire dans le temps. L'idée de mouvement ne peut pas lui être appliquée ».

 

A l’heure actuelle :

a)- Arguments et contre-arguments

Les propriétés déconcertantes découvertes concernant le vide (énergie noire) ou ses caractéristiques supposées (Champ de Higgs) rappellent étrangement les propriétés mystérieuses de l'éther, mais les physiciens refusent obstinément de revenir aux hypothèses du début du XXème siècle. L’énergie noire est une forme d'énergie hypothétique emplissant uniformément tout l'Univers et dotée d'une pression négative, qui la fait se comporter comme une force gravitationnelle répulsive. L'existence de l'énergie noire est nécessaire pour expliquer diverses observations astrophysiques, notamment l'accélération de l'expansion de l'Univers détectée au tournant du XXIe siècle.

 La constante cosmologique apparaît une des solutions les plus simples et naturelles au problème de l'énergie noire. Un modèle cosmologique intégrant la constante cosmologique en tant qu'énergie noire existe : le modèle ΛCDM, qui est de plus en plus utilisé comme modèle de travail pour les cosmologistes.

Cette solution ne s'impose pas (tout en restant toujours possible) pour plusieurs raisons dont la suivante (pour ne citer qu’elle): Du point de vue de la physique des particules, la constante cosmologique apparaît comme la densité d'énergie du vide. Or, les calculs de cette densité d'énergie à l'aide du modèle standard donnent une valeur gigantesque alors que la valeur attendue de la constante cosmologique est extrêmement faible. Cette différence de plus de 120 ordres de grandeur entre la valeur théorique et mesurée n'est pas comprise. Il n'existe aucune explication ou théorie physique des champs donnant une valeur faible et non nulle pour l'énergie du vide.

b)- Dernières découvertes:

La science « officielle » ne souhaite pas poursuivre les recherches sur l’Ether, malgré que la question ne fût jamais totalement élucidée. Il faut donc se tourner vers les milieux plus ésotériques mais en tenant toujours compte de l’aspect scientifique, qui est le seul à pouvoir prouver cette théorie : Gregg Braden était auparavant chercheur en sciences de la nature et concepteur sénior de systèmes informatiques dans l’industrie aérospatiale; il est maintenant reconnu dans le monde entier dans les domaines de la philosophie spirituelle et des traditions anciennes et indigènes. A l’aide ses voyages dans des villages de montagnes reculés, dans des monastères et des temples des temps anciens, il s’efforce de faire le pont entre la sagesse passée et la science moderne pour assimiler les bénéfices des traditions perdues à notre vie de tous les jours. Lors d’une conférence donnée à Milan le 30 mai 2007, il parle de la « nouvelle science ». Contrairement, dit-il, à la science classique qui considère que l’espace n’est fait que du vide, la nouvelle science tend à prouver que l’espace est une matière vivante, vibrante et intelligente. Il explique que c’est un champ d’énergie avec lequel nous inter-réagissons à chaque instant de notre vie par les pensées que nous entretenons et les sentiments que nous ressentons. En comprenant le langage de l’émotion humaine qui nous permet de communiquer avec ce champ, nous avons le pouvoir de guérir les maux qui nous affectent aussi bien personnellement que collectivement. Nous quittons donc le domaine purement matériel pour un aspect vivant de l’éther. En 1944, Max Planck, le père de la physique quantique, a étonné le monde en disant que ce champ d’énergie, cette « matrice » était le lieu d’origine des étoiles, de l’ADN et tout ce qui existe. Des découvertes récentes fournissent des éléments sur le fait que la matrice évoquée par Planck – la Divine Matrice – existe réellement. Les anciennes traditions des peuples indigènes, les Amérindiens (Indiens Hopi),  les bouddhistes qui n’avaient pas les connaissances scientifiques actuelles et notre technologie, savaient que cette conscience, ce champ d’énergie existaient. Ils l’imaginaient comme une immense toile, un filet d’énergie. Selon Gregg Braden, réunir la sagesse des anciens et les connaissances scientifiques actuelles serait une bonne chose ; Cela nous permettrait de comprendre qui nous sommes et comment nous fonctionnons dans cet univers. Suite à 3 expériences scientifiques faites par des chercheurs différents dans différents pays, il a été découvert que l’ADN humain avait une influence sur les Photons, ces petites particules de lumière qui forment notre univers, la matière qui compose notre monde. Nous avons-nous même une influence positive ou négative sur notre ADN. L’émotion change l’ADN dans notre corps et change notre monde physique via un champ d’énergie universel qui serait l’Ether. C’est en tout cas la conclusion des expériences scientifiques qui furent menés sur le sujet. Ainsi ce champ d’énergie, aussi appelé « Matrice » reviendrait à désigner l’éther.

 

En conclusion :

Après des siècles d’études et beaucoup de contradiction, il a été admis (par Einstein lui-même) que l’éther existait bel et bien. Le seul point sur lequel la science a du mal à se prononcer est sa composition. Si l’on laisse de côté l’aspect purement matériel de ce champ d’énergie pour se concentrer sur son origine cosmique influençant sur toute chose (comme avec les plus récentes expériences scientifiques), on se rend compte que l’éther pourrait être un des éléments les plus fondamentaux de notre univers (il peut être désigné comme étant le cinquième élément). De ce fait, il répondrait à des questions laissées sans réponses (tels que la matière noire ou la puissance des pensées sur la matière). Par ces motifs, la théorie de l’existence de l’éther constitue un sujet suffisamment solide pour être en voie de devenir un fait scientifique. La consistance de l’Ether quant à elle, peut être remise en question même si les travaux récents ne laissent que peu de doute sur sa nature.

 

Voici la conférence du 27 mai 2007 donné par Gregg Braden à Milan:

 

 

Annexe: Le codec

Lors de sa conférence, Gregg Braden évoque une sorte de conscience intelligente dans l’Ether (ou Matrice Divine). Il semblerait qu’il existe un champ d’informations concernant toute chose : objet, personne, situation, idée, etc… Chaque « chose » aurait son lot d’informations avec elle, et l’accessibilité à l’Ether pourrait potentiellement nous permettre d’obtenir énormément de connaissances. Par exemple, on pourrait deviner le contenu d’un coffre-fort car les « informations Ethériques » nous l’indiqueraient. On pourrait aussi en deviner le code grâce à la mémoire de l’inerte. Le principe est le même que dans un jeu vidéo : on peut se déplacer dans un environnement donner mais tout ce qui nous entoure n’est pas destructible, et les ennemis à affrontés ont tous un algorithme qui leurs permets de se battre d’une certaine façon (et les limites également). On a l’impression d’évoluer dans un univers intelligent mais derrière ce que nous voyons se trouve des centaines de milliers d’informations diverses qui, assemblés, forme le jeu que nous voyons. La réalité serait similaire : telle une simulation géante, chaque objet ou être vivants aurait son lot d’informations, avec ce qu’il peut faire ou ne pas faire, ses capacités et ses limites, etc… En cela, le film « Matrix » est le meilleur exemple de ce concept. La seule question qu’il nous reste à se poser est la suivante : « Comment accéder à ces informations, sachant qu’elles sont codés (sinon elles serraient à la portée de tout le monde) » ? Peut-être est-ce là la clé de la voyance, des rêves prémonitoires et de la télépathie. Peut-être certains êtres humains ont la capacité d’accéder au codec sans le savoir.

 

Sources:

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ther_%28physique%29

http://www.newdawnmagazine.com/articles/tesla-vs-einstein-the-ether-the-birth-of-the-new-physics

http://www.metapsychique.org/La-Bio-PK-ou-l-influence-de-l.html 

http://sites.mathdoc.fr/JMPA/PDF/JMPA_1884_3_10_A10_0.pdf

http://henripoincarepapers.univ-lorraine.fr/walter/papers/ether.htm

 

 

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